Fruits et légumes : cinq portions, mais surtout les bonnes

le 29 septembre 2026

La recommandation de consommer cinq portions de fruits et légumes par jour est devenue un repère alimentaire presque universel. Mais compter les portions ne suffit pas. La variété, la densité nutritionnelle et la qualité des aliments consommés jouent également un rôle essentiel.

Manger davantage de végétaux est généralement associé à une alimentation plus favorable à la santé. Fruits, légumes, légumineuses, noix, graines et céréales complètes apportent des fibres, des vitamines, des minéraux et une grande diversité de composés bioactifs.

Mais derrière la règle des « cinq portions » se cache une question plus intéressante : cinq portions de quoi, exactement ?

La quantité ne raconte pas toute l'histoire

Deux assiettes peuvent contenir la même quantité de végétaux et présenter pourtant des profils nutritionnels très différents.

Une tomate fraîche, une poignée de fruits rouges, des légumes verts, des légumineuses ou des noix n'apportent pas les mêmes nutriments. Même au sein d'une même catégorie, la composition peut varier considérablement selon la variété, la saison, le degré de maturité, les conditions de culture et la conservation.

La densité nutritionnelle est donc un élément important. Il ne s'agit pas simplement de remplir une assiette de végétaux, mais de diversifier ce que l'on y met.

Cinq portions ne veulent pas dire cinq aliments identiques

La règle des cinq portions peut être comprise comme un minimum simple et accessible, plutôt que comme une formule nutritionnelle parfaite.

Une journée alimentaire peut par exemple associer :

  • des légumes verts et des légumes colorés ;

  • des fruits frais de différentes familles ;

  • des légumineuses comme les pois chiches, lentilles ou haricots ;

  • des noix et des graines ;

  • des céréales complètes.

Cette diversité permet de multiplier les sources de fibres et de micronutriments et d'éviter de réduire l'alimentation végétale à quelques aliments consommés mécaniquement chaque jour.

La couleur comme indicateur de diversité

La couleur constitue un repère très simple.

Les légumes verts, rouges, orange, jaunes ou violets contiennent des familles différentes de pigments et de composés végétaux. Épinards, tomates, carottes, poivrons, aubergines, fruits rouges ou agrumes n'ont donc pas exactement le même intérêt nutritionnel.

Sans transformer l'alimentation en calcul permanent, faire varier les couleurs au fil de la semaine est une manière intuitive d'introduire davantage de diversité.

Et les aliments transformés ?

Un autre point mérite attention : tous les produits contenant des fruits ou des légumes ne sont pas équivalents.

Un fruit entier n'a pas le même profil qu'une boisson sucrée aromatisée aux fruits. De même, un légume simplement cuisiné ne doit pas être confondu avec un produit industriel dans lequel les végétaux ne représentent qu'une partie de la recette.

La qualité globale de l'alimentation dépend donc aussi de ce qui accompagne les végétaux : sucres ajoutés, sel, matières grasses, degré de transformation et mode de préparation.

Du chiffre à la diversité

La force de la règle des cinq portions est sa simplicité. Sa limite est précisément la même : un chiffre ne peut pas résumer la qualité d'une alimentation.

Pour VIVACE, cette réflexion ouvre une perspective plus large. La question de l'alimentation ne concerne pas uniquement ce que nous mettons dans notre assiette. Elle commence bien avant : dans les variétés cultivées, les sols, les pratiques agricoles, la saisonnalité, l'accès à une alimentation diversifiée et les chaînes qui relient les territoires aux consommateurs.

La qualité nutritionnelle est ainsi aussi une question de biodiversité agricole, de qualité des sols et de diversité alimentaire.

Cinq portions par jour peuvent constituer un bon repère. Mais l'objectif plus intéressant est peut-être ailleurs : manger une plus grande diversité de végétaux, de meilleure qualité, et comprendre d'où ils viennent.

CPM

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